Économie associative - associante

 

L'ère industrielle a véritablement décollé après la révolution française c'est-à-dire il y a, à peu près, 200 ans (c'est hier à l'échelle de l'humanité). Assez rapidement, dans l'économie, l'industrie a remplacé l'agriculture qui était pourtant le fondement de ce système. De nos jours c'est l'industrie qui règne en maître sur notre planète, et c'est elle qui dicte ses lois (elle-même, d'ailleurs, remplacée par la finance).

 

Progressivement, elle a imposé ses visions dans un domaine qui lui est pourtant totalement étranger: l'agriculture. En effet, si l'industrie exploite et met en valeur les produits du sous-sol (matière inanimée), l'agriculture, elle, s'intéresse aux productions du sol (matière animée, vivante). Les lois ne sont pas du tout les mêmes (on passe du binaire au ternaire).

 

Comment les êtres humains peuvent-ils s'organiser pour structurer et organiser la vie économique dans un sens mutuellement avantageux pour tous ? Cet article décrit les notions de base relatives aux associations économiques.

Contexte de départ : l’évolution actuelle de la vie économique.

Par la division du travail, toujours plus prononcée au cours des siècles, le travail de chaque être humain devient d’autant plus spécialisé.

L’un produit des billes d’aciers, qu’un autre utilisera pour fabriquer des roulements, ceux-ci à leurs tours utilisés dans des applications très diverses par d’autres travailleurs spécialisés : la réparation de véhicules, l’ouverture et la fermeture de portes, la fabrication de prothèses…

 

Bonne nouvelle : nous sommes tous des associés économiques !

L’exemple de la relation de réciprocité qui existait autrefois entre les maquignons et les éleveurs dans une vallée alpine montre que, lorsque le territoire est relativement clos, il s’établit des liens économiques respectueux de la « durabilité » de l’activité des uns et des autres. Le marchand de bestiaux ne peut pas ruiner les éleveurs qui le fournissent sans mettre sa propre activité en péril, et réciproquement.

Quand la vallée s’ouvre, car les transports sont plus aisés, que les transactions sont donc moins personnalisées, l’un peut « griller » sa relation à l’autre en faisant un coup si il peut trouver plus loin de quoi faire de nouvelles affaires.

Les relations économiques deviennent opaques, les réciprocités ne se voient plus, la « main invisible du marché » se met en route.

 

Et si les circuits courts ne présentaient pas que des avantages ? Un aperçu des dommages occasionnés par certains circuits courts et des pistes de solutions possibles.

Une tentative aussi de répondre à la question : faut-il intégrer les distributeurs au sein des associations économiques ?

 

D’emblée mettons les pieds dans le plat et posons la question suivante : qu’est-ce qu’un circuit « court », qu’est-ce un circuit « long »?

Pour trouver la réponse à cette question, quelques exemples de situations type, bien concrètes, peuvent s’avérer une aide précieuse et vont s'avérer bien surprenants !

À la date du 20 octobre 2012, la page Wikipedia en langue française relative aux AMAP (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne) comporte (ou comportait) de nombreuses inexactitudes et omissions sous le titre « historique », principalement quant à l'origine des CSA (Community supported agriculture).

La page en langue anglaise de Wikipedia sur les CSA est nettement plus exacte et complète (http://en.wikipedia.org/wiki/Community-supported_agriculture). Le présent article est une traduction en langue française du passage de cette page relatif à l'historique des CSA, suivi notamment d'un extrait de la page relative à l'historique des AMAP en France.

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Note : l'OMC (organisation mondiale du commerce) remplace le G.A.T.T. (l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) depuis 1995

Certaines formes d’organisation de la vie économique tendent perpétuellement à mettre les hommes dans une attitude de dépendance passive à l’égard d’institutions extérieures ou de l’État. Ces situations de dépendance passive ont pour effet, entre autres, de contribuer à étouffer leur sens social et leur volonté de solidarité, voire aussi de les plonger dans certaines formes de misère économique. Une telle organisation de l’économie peut donc être à l’antipode d’une fraternité économique fondée sur une participation individuelle, plus consciente et volontaire des personnes. Nous examinons dans cet article au moyen de quelques exemples dans le secteur de l’agriculture